En 2022, la revue rue Saint-Ambroise publiait ma nouvelle « Vibrato », en 2024 dans son numéro 54, elle publiera « Cantilène ». En 2022, le site Nouvelle Donne, diffusait « Vis-à-Vis ». Ces trois nouvelles appartiennent à un ensemble que j’ai consacré aux jardins.
Les jardins sont à l’image de ceux qui les créent, les élèvent et les entretiennent. Espaces clos, intimes, utopiques, ils disent tant de nos aspirations, de notre rapport au monde, de nos quêtes et nos désirs.
L’artiste autrichien Hundertwasser a magnifiquement peint ces jardins idéaux. Ils m’inspirent depuis toujours. J’aimerais tant que mon prochain recueil leur ressemble. Une composition colorée, harmonieuse et qui se donne à lire comme une évidence.
Je suis très heureux de vous présenter mon nouveau recueil : Le chant des lucioles et autres contes, édité par INSPIR’ÉDITIONS.
Je remercie Carole Poujade de m’avoir accompagné dans la conception de ce petit livre que je souhaitais le plus soigné possible. Un livre est d’abord un objet, sa fabrication requiert une grande attention pour qu’il soit en adéquation avec le texte qu’il porte en lui.
J’espère que vous éprouverez autant de plaisir à le lire que nous en avons eu à le réaliser.
Son édition est limitée à 100 exemplaires, accompagnés d’un cyanotype original et signé.
Il sera en vente au prix de 12 €, dans les manifestations auxquelles je participerai. Je me ferai également un plaisir de vous l’adresser, pour cela il suffit de m’en faire la demande .
« Le chant des lucioles » est un conte sur le thème de la renaissance. Madame Nogami retrouve son jardin après de longs mois d’absence. La nature a repris ses droits mettant à mal l’art savant du jardin japonais. Madame Nogami découvre alors un parfum d’inconnu, celui de la liberté, elle y puisera le souffle de sa renaissance.
Ce conte, inspiré de la culture japonaise, doit beaucoup aux estampes d’Utamaro et plus précisément à son Livre des insectes (illustration).
« Le chant des lucioles »fait partie des cinq contes à paraître cet automne, dans mon prochain livre publié aux bien nommées éditions Inspir’Éditions.
« Le chant des lucioles » a déjà été publié en ligne sur le site de Shortedition.
Il figurait parmi les coups de cœur de la rédaction : « Beaucoup de poésie, une dose de fantastique et de mystère, des personnages bien dépeints… Bref, c’est un texte très soigné, dans son aspect japonisant et bucolique. Tous ces éléments en font un récit très agréable à lire, dans lequel on se plonge comme dans un instant suspendu.
Un recueil tout en finesse qui évoque les paysages flamands, les brumes et les peupliers « travestis comme des filles de Klimt » et où chacune des treize nouvelles fait référence à des chansons, des romans, des tableaux liés au « plat pays » dont parle J. BREL et auquel le titre renvoie… « quand les fils de novembre nous reviennent en mai ».
Dès la première nouvelle intitulée « Comme à Ostende », c’est la chanson de L. FERRE qui hante un « fils de novembre » avant de fuir la ferme familiale pour aller voir « les chevaux de la mer… ».
Puis le lecteur est plongé à Bruges dans une histoire de faussaire et d’un jeune modèle qui physiquement rappelle l’ange peint au XVe siècle par MEMLING dans « le Mariage mystique de Sainte-Catherine ».
Dans la troisième nouvelle, un vieux peintre tombe littéralement sous le charme du retable de « l’Agneau mystique » de VAN EYCK qu’il retrouve exposé dans la cathédrale de Gand après 3 ans de restauration (lire Harfang n° 57). On s’interroge ensuite avec Thomas pour savoir si « L’estampe » a été tirée d’après la plaque qu’il a gravée ou si elle est sortie de l’atelier de SEGHERS, graveur à Amsterdam, proche de REMBRANDT.
Alors que « Le silence de la cendre » explore les mystères de la photographie et rappelle « Les nouvelles de la photographie » (lire Harfang n° 56), « La plage de Scheveningen » multiplie les références littéraires avec le roman de P. GADENNE (1952) et aussi picturales avec les tableaux de RUYSDAEL et de A. VAN DE VELDE au XVIIe siècle : pour Greet, il s’agit de vérifier que littérature et peinture ne mentent pas. « Van de Velde n’a pas menti » s’exclame-t-elle face à la plage.
La littérature rejoint aussi la réalité pour Emma qui veut passer un week-end en solitaire pour se ressourcer dans le Nord et qui emporte dans son sac « La maison dans la dune » de M. VAN DER MEERSCH (1932).
Enfin, dans « La naissance d’Ulysse » la référence se fait mythologique et cinématographique quand sur la plage de Knokke-le-Zoute un jeune rencontre une vieille dame sur le tournage d’un film : Agnès Varda en personne ! Elle le baptisera du prénom d’Ulysse car il « regarde la mer comme Ulysse, l’homme rusé qui rêve de départ ».
Quand les nouvelles brillent de mille éclats de tableaux, de livres, de films, de chansons, le lecteur ne peut que se réjouir et s’enrichir.
A partir du 10 janvier 2023, mon deuxième recueil de nouvelles, intitulé « les fils de novembre » et publié aux éditions l’Ire de l’Ours sera disponible dans les librairies et sur les sites de vente, pour la modique somme de 8€.
Ces neuf nouvelles nous projettent dans les brumes et les ors des automnes flamands. Veille de novembre, un jeune homme fuit la ferme familiale ; il veut voir la mer. Tel un ange, un autre surgit sur la grand-place de Bruges. Un troisième croise Agnès Varda dans les dunes de la Mer du Nord. Les fils de novembre sont libres, fiers. Pour toujours, ils ont dix-sept ans. Nés d’une chanson de Brel ou de Ferré, échappés d’un tableau de Memling ou d’un retable de Van Eyck, jamais ils ne se résignent. Ils traversent de longues plaines grises et bravent les dunes pour défier la mer.
Pour commander directement sur le site imprimeur :
L’idée d’un recueil précède toujours l’écriture de mes nouvelles. C’était déjà le cas pour Les nouvelles de la photographie (L’Harmattan, septembre 2019) où, dès le départ, j’avais défini la progression des sept textes le composant. C’est également le cas pour les dix nouvelles que je viens d’écrire et dont plus de la moitié ont été publiées en revue, au cours de ces deux dernières années. Dix nouvelles comme autant de tableaux flamands.
Certes, il est possible de lire chacune d’elles, indépendamment des autres, chacune constituant une unité de sens qui se suffit à elle-même. Toutefois, tel un polyptyque, je pense le recueil comme un tout où chaque élément interagit avec l’ensemble des autres. Des motifs le traversent : feuillages de peuplier, paysages perçus depuis la fenêtre d’un train, brumes opaques, plages infinies. Échappés de tableaux de Bosch ou de Memling, des personnages, le parcourent, dialoguent, et parfois même se rencontrent. Au lecteur d’imaginer les intrigues qui les lient.
Je joue avec les échos, les récurrences. Le tout dans une unité de temps : les derniers jours d’octobre. Unité d’espace, également, une géographie intérieure où j’explore un pays sensible, celui de la peinture flamande.
La plage de Scheveningen, 1658 (détail), Adriaen Van de Velde, Musée du Louvre
J’ai écrit chaque nouvelle comme on peint un paysage, ici, ils sont horizontaux, infinis. J’écris en regardant la peinture, et ce qu’elle permet de nuances ou de flamboyances. Tantôt, la référence est explicite comme dans l’Agneau Mystique (Harfang novembre 2020) ou La plage de Scheveningen (Rue Saint-Ambroise, à paraître en septembre 2021). Tantôt, elle est cinématographique (La naissance d’Ulysse, nouvelle qui rend hommage à Agnès Varda) — mais, à sa façon, Agnès Varda n’est-elle pas un peintre ? Parfois, le paysage vient de la chanson (Comme à Ostende, Nouvelle Donne, octobre 2020) ou de la littérature (La Maison dans la dune, référence à l’œuvre de Maxence Van der Meersch).
Les photographies sont imprévisibles. Nous croyons les prendre, quelle prétention ! Elles nous échappent, s’effacent, resurgissent. C’est alors qu’elles nous confrontent aux infimes fractions de temps qu’inéluctablement, elles ont fixées.
Les unes nous consolent, les autres nous désolent. Nous les côtoyons, les oublions, les retrouvons, car les photographies ne meurent jamais.
Chacune des sept nouvelles de mon recueil : DES NOUVELLES DE LA PHOTOGRAPHIE raconte l’histoire d’une rencontre entre une vie et une photographie. Une rencontre où tout se joue dans un équilibre précaire jusqu’au basculement.
On y croise une photo qui jaunit à mesure que la mémoire s’efface, un regard venu du passé qui rappelle l’urgence à vivre, une adolescente aux prises avec un quotidien absurde, une silhouette qui s’esquisse avant de disparaitre, un peintre et un arbre, un futur père qui doute, un moine hanté par une terrible scène.
Un reflet, une épreuve, une empreinte. Qu’ont-ils vu ? Une image en recèle toujours une autre, plus secrète où ombre et lumière s’unissent, s’affrontent ou parfois s’inversent.